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  • 2018-04-20T13:35:39.869-07:00

    Les fleurs du cerisier - Idée de beauté intérieure # 12
    Je ne sais pas comment c’est pour vous mais moi je m'égare assez souvent sur le chemin de la sagesse. En tout cas j'ai l'impression de m'égarer mais probablement cela fait partie de mon chemin à moi... Ce que je constate c'est que je me perds, je perds mon temps (et moi le premier à répéter inlassablement qu'on ne peut pas perdre du temps...), mon énergie, ma concentration aussi.
     
    C'est la faute à (c'est toujours pratique de pouvoir donner la faute à quelqu’un) Facebook, entre autres. Mais c'est ici, ma source de sagesse. Non, ce n'est pas vrai, celle là elle est en moi, mais c'est ici que je trouve le plus de stimulation. J'ai des merveilleuses amies et des non moins merveilleux amis qui mettent de l'inspiration sur mon mur à rendre angélique le diable (merci à vous toutes et tous!), j'ai aimé des pages qui débordent de richesses du cœur, de l'âme et de l'esprit. Je passe mon temps à lire ces messages, à regarder ces vidéos d'enseignement, à sauvegarder des citations, des images et des idées qui me touchent particulièrement et/ou que je souhaite partager avec ma bien-aimée. Des conseils que je souhaite mettre en pratique, des chemins que je souhaite explorer, des sagesses dont je souhaite m'abreuver, jusqu'à en devenir ivre.
     
    Et c'est là, vous l'imaginez bien, que je me perds. Je pars dans tous les sens, dans toutes les directions. Je laisse tomber, après dix minutes seulement, une pensée profonde qui pourrait bien éclairer mon chemin pour une autre pensée profonde qui éclaire un autre chemin. Je remplace une réflexion riche qui me nourrit par une vidéo aussi nourrissante. Certes, j'ai l'impression de me balader dans un jardin fleuri à perte de vue, quelle merveille, n'est ce pas? Je rêve d'une vie remplie de béatitude, d'amour et de beauté où il n'y a plus des contraintes (car accepté pleinement), plus de souffrance (car détaché ou transformé), plus de jugements (car j'ai atteint le niveau ultime de bienveillance ...
     
    Et juste avant de me noyer dans la sagesse ou plutôt dans ma quête de sagesse je sens cet appel fort de ralentir. Qui va piano va sano, e lontanto. Tu sais ce que cela veut dire, ralentir? Vraiment? Pas si simple, pour moi en tout cas, et pourtant, je les “connais” tous, ces chemins de Slow Life, de “faire moins mais mieux”, de vivre ici et maintenant. Cela me fait penser à cette fameuse citation qui dit que, quand tu n'a pas le temps, eh ben, médite, et que je ne suis encore jamais arrivé à appliquer... J'ai envie de reprendre ma flûte traversière pour jouer la musique de ma vie (avec toutes les fausses notes qui font parties mais je ne trouve pas le temps. J'ai envie de voir mes ami/e/s dans la vrai vie, de boire un café ou un verre de vin, d'échanger, de partager, de faire des connaissances, au lieu de rester derrière mon écran avec le désir toujours aussi profonde d'apprendre et d’éveiller la conscience à la magie de la beauté et à l'importance de la puissance féminin.
     
    Donc je vais écouter cette voix qui me demande de ralentir. Je ne vais plus sauvegarder tous mes coups de cœur, je ne vais plus regarder tous les 5 minutes mon écran pour savoir qui a aimé mes images. Je ne prends plus qu'une idée à la fois pour pouvoir l'approfondir, lui donner le temps qu'elle mérite et qu'elle a besoin pour m'illuminer, ou pas. Je vais faire des vraies pauses et me réjouis de faire des rencontres dans la vraie vie. Je vais dans le jardin, de ce pas, laisser le soleil caresser ma peau, respirer, écouter les oiseaux, m'imprégner de la beauté des fleurs du cerisier jusqu'à ce que mon cœur déborde, laisser opérer la magie de la beauté et y trouver la sagesse. Sentez-vous libre de faire pareil
     
    Sven Ahlborn
     
     
    efflorescence — (noun) Recognized as one of the most beautiful words in the English language, efflorescence is recognized as a state of blooming, flowering and development.
     
  • 2018-03-29T05:33:27.746-07:00

    La mesure - Idée de beauté intérieure # 11
    Il y a peu de mots qui me font tant hérisser les poils que ce mot là, LA MESURE. Tout est dans la mesure nous indiquent les sages. Tous ce qui est plus que nécessaire est poison, aussi bien pour l'âme que pour le corps : Pouvoir, Fortune, Faim, Ego, Avidité, Paresse, Ambition, même l'Amour dit Rumi, poète mystique persan. Et Paracelse, un des plus grands médecins de tous les temps ajoute que "Tout est poison, rien n'est sans poison. Seule la dose fait qu'une chose ne soit pas poison".
     
    Comme je détestait la mesure quand j'étais gamin et voulait m’empiffrer de gâteau au chocolat... ou quand j'étais ado et j'avais envie d'écouter la musique à plein pot ou jeune adulte avec ma première voiture avec laquelle je brûlais de foncer à fond la caisse. Jusqu'au retrait du permis, mais là nous parlons d'une autre forme de "mesure". Je n'ai jamais compris ce concept de vivre dans la mesure. Un petit peu, mais pas trop, de gratin dauphinois, de chips Zweifel au paprika, de Snickers fait maison par "ma" femme, de spaghetti, de chocolat, de vin, de fleurs, de livres, de soleil, de bonheur, de faire l'amour, de couleurs, de concerts, de... ça sent le puritanisme, le protestantisme, ça sent la tiédeur! Ça vous fait envie, ça? Moi pas...
     
    La vie est plénitude, à croquer à pleine dent, la nature est abondance. Dans quelques semaines nous allons assister à nouveau à ce spectacle d'éclatement de verts de toutes les nuances. La sève monte déjà partout, les bourgeons sont prêts à exploser. Vous vous imaginez l'arbre dire à sa sève, vas-y, monte, mais pas trop? Ou aux fleurs, allez, ouvrez vous, mais juste un petit peu, pas trop, pas trop, oulah? Vous voyez l'ange survoler la terre avec sa corne d'abondance et semer des fleurs, juste une ici, une petite touche là, soyons zen?
     
    Être zen. Ce concept japonais du minimalisme (pas que!) me parle pourtant beaucoup... Voyez les contradictions avec lesquelles je dois, nous tous devons composer nos vies. J'ai envie, même beaucoup, de me délester des biens, de ne garder que ce qui est nécessaire. Pour mieux me concentrer sur ce qui est important.
     
    Peut-être, justement, la question n’est pas combien je mange de ce délicieux Tiramisu, combien de fois nous faisons l'amour (je m'excuse, mais c'est une question qui semble poser pas mal de discussions, encore plus en printemps ;-), combien de fois je peux partir en vacances, combien de cadeaux j'offre à ma bien-aimée, combien des chevaux propulsent ma voiture, combien des fois j'arrive à méditer par semaine, combien de fois je dois dire à ma fille de ne pas mettre les coudes sur la table quand elle mange, combien de temps j'ai encore passé sur Facebook, combien de.... Toujours plus, toujours plus, c'est la folle course de notre époque, l'abondance, de tout, à tout moment. Voilà la plénitude de notre vie.
     
    Et si la question était plutôt "comment"? Comment nous faisons l'amour, comment je passe mon temps sur Facebook, comment je parle avec ma fille, comment je mange ce morceau de pain et ce bout de fromage, comment j'écoute la musique, comment je regarde la beauté, les fleurs, "ma" femme, le monde, comment je prends des photos, comment je voyage, comment... Pour moi il n'y a qu'une réponse à cette question: pleinement.
     
    A ce moment là, la mesure, si tiède, si ennuyeux qu'elle soit, devient quantité négligeable. Et si j'ajoute que tout est cyclique dans la nature, donc aussi dans ma vie, j'accepte, j'aime même qu'il y ai des moments de faste et des moments de frugalité. C'est le mouvement perpétuel de la vie, de la mer, de la respiration. N'importe combien de temps je vis tant que je vis pleinement.
     
    Sven Ahlborn
     
     
    efflorescence — (noun) Recognized as one of the most beautiful words in the English language, efflorescence is recognized as a state of blooming, flowering and development. 
     
  • 2018-03-05T08:02:31.666-08:00

    Grain de sable - Idée de beauté intérieure # 10
    Qui ne les connaît pas, les situations où nous jetons le bébé avec l'eau du bain, et juste derrière le savon, la serviette et la baignoire en plus ? Cela peut m'arriver, à moi qui m’estime plutôt considérant, de manière très impulsive quand je lis un livre ou un texte, quand j'entends une idée mais complètement saugrenu ou quand je vois une image qui me déroute.

    C'est alors que se fait sentir un petit grain de sable en moi qui me mets en résistance, qui me fais sortir de moi, qui fait que je refuse un livre entière seulement parce qu'il s'y trouve une idée qui me heurte. Alors à la place de contourner ce grain de sable avec souplesse je deviens rigide. Cette rigidité traduit souvent un signe de peur. De devoir mettre en question mes certitudes, mes croyances, de comprendre que, peut-être, je me suis trompé. De devoir sortir de ma zone de confort et apprendre. Ces grains de sable sont donc des révélateurs qui me permettent d'aller creuser, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie... ou pas du tout. Je suis libre. Je peux également les contourner avec élégance et continuer mon chemin, peut-être qu'elles reviendrons, peut-être pas.

    Mais il y a aussi les grains de sable dans nos relations, ils s'y incrustent et font mal. Une relation, c'est autre chose qu'un bouquin, on ne peut pas simplement ignorer ou contourner ces grains. Ils sont souvent source d'irritations, ils gênent et l'endroit où ils se sont mis peut s'enflammer. S'il n'est pas possible de résoudre ce problème parce qu'on ne peut pas changer l'autre nous avons la possibilité, avec beaucoup de patience, de sublimer ce grain, comme le fait une huître, en perle. De l'accepter et d'ajouter, couche pour couche la nacre d'une pureté immaculé. Cela peut aussi être ça, l'amour. C'est un sacré travail. Pas tout le monde veut le faire, pas tout le monde peut le faire, chacun à ses limites, nous ne sommes que humains. Il y en a aussi qui se transforment en ulcère. Raison pour laquelle il est bien de parler de ces grains qui nous mettent en résistance. De les mettre en lumière, les regarder, pas obnubilé mais avec lucidité et, peut-être, avec l'aide d'une personne compétente et neutre.


    Quand je parle des difficultés dans nos relations, qui pense à la relation qu'on a avec soi-même ? Et pourtant, là aussi il y a des résistances, n'est-ce pas ? Cela m'arrive de me jeter avec l'eau du bain, plus le savon, la serviette et la baignoire... Et si on était un peu plus souvent bienveillant aussi envers nous-mêmes ? Même s'il n'y a pas qu'un grain de sable mais toute une plage de sable ? La plus part du temps, ce qui crée des grains de sable dans une relation c'est sont les attentes, plus précisément les attentes comparé à la réalité. Donc si des attentes ne se réalisent pas, à la place d'être frustré, de sentir un grain de sable qui nous met en résistance, on peut simplement essayer de mettre de coté cette attente et regarder la réalité en face, avec toute la bienveillance dont on est capable. J'ai pu constater chez moi que souvent ces grains de sable viennent d'un ego surdimensionné. D'où ça vient et ce que je fais contre c'est une autre histoire que je raconterai une autre fois.


    Chez moi il y a deux méthodes qui se sont avérés comme assez puissant pour résorber les grains de sable (une autre manière des les traiter). L'une c'est sortir, prendre de l'air, marcher. L'autre c'est d'écouter de la musique activement. C'est à dire sans rien faire d'autre, sauf peut-être danser ou... prendre un bain. Mettre des bougies, un peu de lait de bain et un bel opéra italien, peut-être un verre de vin rouge. Et observer à la fin comme les grains de sable s'en vont par le tourbillon de l'eau et disparaissent. Nul besoin de jeter l'eau, le savon et la baignoire. Bienvenu à la paix intérieure qui rend beau.

    Sven Ahlborn
     
    #beautymatters
    efflorescence — (noun) Recognized as one of the most beautiful words in the English language, efflorescence is recognized as a state of blooming, flowering and development. 
     
     
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  • 2018-02-09T13:38:20.943-08:00

    Donner corps à la quête spirituelle - Idée de beauté intérieure # 9
    Nous vivons un drôle de moment de l'histoire de l'humanité... D'un coté il y a une vraie envie de retrouver des valeurs, une quête de spiritualité qui s'amplifie et qui, parfois, devient culte. Au point où le corps devient un obstacle qui nous empêche d'atteindre les sphères supérieures de la connaissance. L'âme est supérieure au corps car elle, elle est éternelle...
    De l'autre coté nous sommes
    obnubilés par le corps, nous le sculptons dans des centres fitness ou l'essayons à force de régimes, nous veillons à son fonctionnement mécanique et élevons sa santé en but ultime de notre existence. Il paraît que 91% des femmes n'aiment par leur corps parce qu'il ne correspond aux normes édictés par notre société (qui est surtout dirigé par des hommes), parce qu'elles sont sans cesse en train de comparer, parce qu'on nous mets sans cesse des images qui défient toute réalité. Du coup, le corps devient un objet qu'il faut maîtriser, un simple outil qui nous permet de transporter notre volonté, ou selon, notre esprit, notre âme, l’image que nous souhaitons donner d'un point A à un point B.
    • Je suis parfaitement conscient que nous n'estimons jamais assez le bon fonctionnement de notre corps et que les maux de celui-ci sont les mots de notre âme.
    • Je suis parfaitement conscient que nous avons besoin de retrouver des valeurs et que le fait de se chercher, de se trouver, permet d'avancer et de grandir.
    Mais... est-ce que nous ne perdons pas de vue le bon sens dans cette quête de spiritualité d'un coté et dans ce culte du corps de l'autre ? Quand j'insiste sur l'importance de la beauté - car elle a le pouvoir de relever l'âme, de nous émerveiller, de nous rendre heureux - on me reproche parfois de trop vouloir "incarner" cette beauté : "Mais pourquoi le corps ?". De trop insister que le corps humain - aussi - est beau, sous toutes ses formes. Et quand je discute avec mes ami/e/s thérapeutes et coachs de vie j'ai parfois l'impression que le but ultime de l'humanité est de devenir des êtres illuminés qui savent vivre de lumière et d'amour. Peut-être c'est simplement parce que je n'ai pas tout compris, car je n'ai pas encore la conscience assez élevé pour comprendre, que je ne suis pas encore sur ce niveau là... Et est-ce qu'il faut vraiment sacrifier le plaisir de vivre sur l'autel de la santé ? Est-ce qu'il faut le réprimer, le torturer, le haïr, le sculpter, le cacher, l'exhiber, le maîtriser, notre corps ?
     
    Ceci est mon ode au corps. Aussi bien adressé aux spirituels qui souhaitent pouvoir s'en débarrasser qu'aux cultistes du corps qui souhaitent le maîtriser qu'aux pudiques qui souhaitent que le corps soit une quantité négligeable, surtout quand en plus il est sexué. Mon corps est mon plus fidèle compagnon, pour sûr le seul qui m'accompagne jusqu'à la dernière seconde de ma vie. Il me permet d'expérimenter mon existence terrestre, de vivre - tout court - de sentir, de toucher, de goûter, de voir et d'entendre LA VIE, ma vie. Et qu'est-ce que je fais avec un meilleur ami ? Je le dorlote, le supporte, l'embrasse, le soigne, je le nourri bien, je lui fais écouter la musique et l'amène à danser. Je veille à ce qu'il dort assez, à ce qu'il ne s'enrouille pas mais qu'il reste souple et tonique. Je l'écoute et le prends au sérieux quand il a quelque chose à me dire ou à m'apprendre. Je le respecte comme un partenaire égale et pas comme un outil que je possède et qui doit m'obéir. Mon meilleure compagnon ne règne pas sur ma vie et je lui laisse la place pour pouvoir respirer librement. Je le libère dès que possible non seulement des vêtements l'enfermant mais aussi de la mainmise des pensée négatives à son égard, des jugements et de comparaisons. Mon compagnon il est unique et je l'aime tel qu'il est, avec toutes ses qualités et ses faiblesses. Je n'oublie pas que mon meilleur compagnon est un être sensuel. Du coup je lui apprend l'émerveillement et, pourquoi pas, l'extase, cet état ultime où le corps et moi ne font plus qu'un. Si vous voulez vous pouvez toujours ajouter le divin à cet état de grâce. Oui, je le fais jouir de la vie, mon corps. Pour que nous cheminons ensemble à travers notre existence terrestre en parfaite harmonie, mais toujours à la recherche de ce précieux équilibre qui nous permets d'avancer et de grandir.
     
    Ainsi je donne du corps à ma quête spirituelle et je donne de l'esprit à ma chair. L'harmonie de cette relation est le plus puissant produit de beauté qui existe. Ainsi je ne dois pas courir derrière la beauté, où, de toute manière, je serais toujours en retard mais vais à la rencontre de cette beauté qui élève l'âme et qui nous rend heureux, en paix et qui nous fournit une énergie inépuisable et contagieuse.
     
    Sven Ahlborn
     
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  • 2018-02-09T13:32:35.841-08:00

    Comment avancer - Idée de beauté intérieure #8

    Au fil des dernières semaines j’ai développé le sujet de l’amour de soi. Toujours avec cet envie débordant d’aider mes lectrices, mes lecteurs d’avancer dans leur vie, de fleurir, de se sentir pousser des ailes, de s’embras(s)er. De se libérer du regard des autres, de rayonner de l’intérieur, de trouver sa vraie nature.
     
    Ce sont sans doute aussi des questions qui m’occupent personnellement, ces jours ci. Qui suis-je, qu’est-ce qui je suis censé de faire de ma vie? Des questions qui reviennent régulièrement, aussi souvent que je sens que les réponses trouvés jadis ne sont plus valables, que ma vie a évolué. Est-ce que j’aime ce nouveau moi? Avec la vie qui évolue il y a aussi des nouveaux doutes qui s’installent. Les doutes qui sont un peu comme l’ombre du feu intérieur, que je n’ai pas vraiment envie d’avoir en moi mais qui font, je le crois, intimement parti de chaque être humain.
     
    La dernière fois j’avais écrit que, avant de s’aimer soi m’aime (comme une amie ici sur facebook la si joliment dit) il faut s’accepter et que l’art de s’accepter consiste à se connaître, à se comprendre. Mais comment je peux connaître se nouveau moi, le comprendre? Il me semble que ces réponses sont cruciales pour pouvoir avancer, pour pouvoir reprendre l’envol vers des nouveaux horizons, sans se perdre. Je ne suis pas le seul à se poser cette question de compréhension de soi-m’aime, bien des gens me la posent.
     
    Ce n’est pas si compliqué que ça, si on a juste un petit peu de temps, de silence et si on sait (s’)écouter. Vous avez déjà essayé? Moi oui, et j’ai rien entendu, rien compris... parce que je n’ai jamais appris. Et si on enseignait à l’école comment s’écouter? À force d’essayer je suis tombé sur une méthode assez simple. Je me pose des questions. Mais pas n’importe lesquelles. Une question qui marche assez fort (pour moi) est: Est-ce que tu es en résistance, là?
     
    Car quand je suis en résistance il m’est impossible d’avancer. Je lutte contre quelque chose. À la place de me battre pour quelque chose. J’ai une amie qui lutte depuis des années, pour ne pas dire depuis des décennies contre son poids. Elle a essayé des milliers de trucs, de régimes, c’est un longue cheminement de hauts et de bas, de l’euphorie et de frustration. Cela me fait mal de la voir souffrir ainsi et de la voir perdre tellement d’énergie de vie dans cette lutte.
     
    Je me suis imaginé comment cela pourrait être autrement. Je me suis imaginé que cette amie arrête de lutter, qu’elle dit “stop! ça suffit!”. Qu’elle se pose la question de la résistance, qu’elle découvre et commence à comprendre. Qu’elle commence à se connaître pour de vraie, dans toute sa nudité, sa vulnérabilité, sa splendeur, de découvrir ce feu intérieur, et ses ombres. Qu’elle commence à s’accepter telle qu’elle est, à ne plus vouloir perdre du poids à tout prix. Qu’elle commence même à s’aimer, même si elle prenais du poids supplémentaire car cela ne change rien dans son amour, sa valeur en tant qu’être humain. Je me l’imagine bien en elle-même, fleurissant, avec des ailes qui ont poussé, rayonnante de l’intérieure, belle, remplie d’une source d’énergie intarissable. En train de péter la forme
     
    Je crois qu’à partir de ce moment, où toute question de poids et devenu secondaire, il est possible de travailler de manière durable à perdre du poids, si tel sera toujours le souhait. Donc si je veux avancer, il faut (je ne l’aime toujours pas trop, cette expression) se résoudre à ce fameux lâcher-prise, transformer cette résistance en connaissance, en compréhension, en acceptation, en Amour.
     
    Bon vol !
     
    Sven Ahlborn
     
    efflorescence — (noun) Recognized as one of the most beautiful words in the English language, efflorescence is recognized as a state of blooming, flowering and development.  
  • 2018-01-12T13:53:24.684-08:00

    Le meilleur investissement? Vous même - Idée de beauté intérieure # 7
    Attention, la lecture de ce billet peut vous rendre riche, continuez quand même à le lire, si, si. Si vous aussi, vous ne souhaitez plus dépenser vos sous durement gagné à la sueur de votre front pour des combines qui ne marchent jamais ou pour des trucs complètement futiles, si vous aussi, vous souhaitez enfin placer votre argent de manière intelligente, alors je vous offre ces conseils pas financière du tout.
     
    Normalement, qui parle d’investissement parle d’argent. Ce plan d’investissement dont je souhaite vous faire part ici nécessite par contre bien plus de temps que d’argent. Pour certains ça vient au même. Soit parce qu’ils sont tellement occupés à gagner de l’argent qu’ils n’ont plus le temps soit parce qu’elles sont tellement occupées à gagner de l’argent qu’elles ont besoin pour (sur)vivre. Mais je peux vous rassurer, mon plan est tellement bien fait que déjà une petite mise, bien placé au bon endroit, rapporte gros. La régularité compte bien plus que le montant de la mise.
     
    C’est tout simple, investissez dans le capital humain, plus précisément, investissez en vous-même. C’est 100% garanti l’investissement avec le meilleur rendement, et pas qu’en 2018. Mais comment? Faire des vacances dans un SPA super cher? S’acheter pleins de produits de beauté ou enfin s’abonner chez Weight Watchers ou eBalance? Vous vous souvenez des combines qui ne marchent jamais? Bon, peut-être ça marche un petit moment mais après il faut recommencer, n’est-ce pas? Comment faire alors? Et si nous commencerions simplement à aimer, mieux encore, à aimer nous-même, telle que nous sommes? Nous économiserions beaucoup d’argent et nous rayonnerions de l’intérieur.
     
    Mais comment peut-on s’aimer, tout simplement. Le www est rempli de bon conseils et à force d’investir (!) beaucoup de temps vous dénichez certainement l’un ou l’autre tuyau qui vous aide à avancer sur votre chemin. Il existe également une multitude des thérapeutes et des coachs de vie. Mais si on a (comme moi) beaucoup de mal à accepter de l’aide, si on veut faire tout soi-même, tout(e) seul(e)? Je pense qu’il n’y a aucun souci à commencer tout(e) seul(e). Mais à un moment donné il s’agit d’un signe d’intelligence (qui ne s’est pas encore manifesté chez moi, malheureusement) d’accepter une aide extérieur, un appui, un regard neutre.
     
    Le cheminement pour arriver à s’aimer est en principe toujours le même. Avant d’arriver à s’aimer, il faut que ... on s’accepte. Et l’art de s’accepter soi-même consiste à ... se connaître soi-même. Se connaître et se comprendre. Voilà où investir se paye. Car sans cette connaissance nous continuons de nous culpabiliser pour des choses que nous n’avons toujours pas réussis, des émotions toujours pas maîtrisés ou des manques de motivation toujours aussi grands. Et nous continuons à nous comparer aux autres et à savoir comment nous devrions être. À la place d’aimer ce que nous sommes...
     
    Se connaître veut dire poser un regard objective sur sa vraie nature. Pas facile de faire ça tout seule, voir carrément impossible, non? Mais nous pouvons déjà commencer a poser des regards bienveillants. Tous les jours un petit peu, et puis un peu plus souvent. Il y aura des moments où nous aurions l’impression de régresser, mais ce n’est pas vrai. Nous avançons toujours sur notre chemin, même si nous faisons parfois des pas en arrière, cela veut dire que nous apprenons.
     
    Commençons à s’aimer. Il y aura certainement des graines qui vont pousser et fleurir. Fleurir c’est l’art d’ouvrir son cœur. Ouvrir son cœur c’est se mettre à nu, accepter et embrasser sa vulnerabilité. Et avant qu’une idée porte ses fruits elle doit bien avoir fleuri, non?
     
    Sven Ahlborn
     
    P.S.: La lecture de ce billet peut vous rendre riche. Je vous le souhaite. N’hésitez donc pas de le partager. Merci

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  • 2018-01-12T13:48:14.048-08:00

    Les grandes idées et le quotidien - idée de beauté intérieure # 6

    Les grandes idées, c’est bien mais ce qui compte, tous les jours, c’est le quotidien. C’est la réalité de notre vie. S’annonce gentiment la fin de l’année et son lot de rétrospectives, de résumées et, indéniablement y lié les bonnes résolutions que nous allons bientôt prendre. C’est le moment des grandes idées. Il faut avoir des buts dans la vie. Si j’arrive là, je serais enfin heureux... Mais les grandes idées s’usent souvent au quotidien.

    Comment faire alors? Tout simplement (j’adore cette expression...) toujours et encore arrêter de comparer et puis, apprécier les petites choses. Une grande vie est bien plus faite par pleins de petits moments de qualité que par quelques gros morceaux qu’on s’offre de temps en temps dans un train-train pour le reste assez morose. Et à force de courir derrière les grands moments de bonheur il nous arrive parfois de ne plus voir ces petites choses. 
     
    Dernièrement j’ai préparé le repas, comme tous les jours. J’ai pelé un oignon et je l’ai découpé, et pleuré. Puis j’ai coupé le bout dur d’une gousse d’ail, l’incise en longueur et commence à lui ôter sa peau. Une partie tombe sur la planche et le reste ensuit. Avec la lame du couteau je les pousse vers le bord de la planche et m’apprête à couper ma gousse quand je vois, soudainement, la beauté qui se cache à l’intérieur de la peau d’un gousse d’ail rose. Un moment de découverte et de pur bonheur. Cette beauté je la trouve aussi quand je coupe des oranges, des artichauts et bien d’autres fruits et légumes qui nourrissent du coup non seulement mon corps mais aussi mon âme. Avez-vous déjà admiré la beauté du dégradé des couleurs d’un chou frisée? Mais la beauté du quotidien se cache aussi dans les domaines des choses qu’on aime bien faire, dans des gestes, des mouvements d’un artisan, une goutte d’eau qui scintille, dans une mélodie, un rire, une odeur de café, le goût du chocolat qui fond sur la langue, le toucher d’une surface, dans la qualité d’un travail, dans la danse d’une feuille qui tombe par terre ou d’une dernière pétale qui laisse apparaître la capsule de graines, pleines de nouveaux projets de vie... Émerveillons-nous!
     
    Ce qui compte vraiment, ce ne sont pas les grandes idées mais bien mon quotidien. C’est pour ça que j’essaie de le rendre le plus beau possible, de le remplir de petits moments de gratitude, d’éclats de beauté, d’un sourire, voir deux ;-), de paix, de lumière et d’amour envers moi, mon entourage, ma vie, mon quotidien. Quand j’ai cette base solide (que je soigne quotidiennement) j’ai toute la force de m’attaquer aux grandes idées. Et de réussir!
     
  • 2018-01-12T13:44:41.304-08:00

    Faire la paix - idée de beauté intérieure # 5

    Et vous, si vous deviez décrire votre corps en un mot, que diriez-vous? C’est la question que Taryn Brumfitt, une maman de trois enfants a posé à une multitude de femmes. Les réponses étaient - malheureusement - désolantes. Pourquoi tant de femmes (91%!) détestent leur corps?

    Dans son film “Embrace” , Taryn Brumfitt raconte son propre histoire, son cheminement pour arriver à accepter son corps et interroge la notion de beauté à travers des témoignages poignantes. Elle a crée le mouvement pour la body positivity qui, parti d’un bon sens, est malheureusement devenu une nouvelle contrainte pour bien des femmes. “Il faut” aimer son corps. Encore une chose de plus qu’il faut, ou faudra, et souvent source de culpabilisation supplémentaire parce qu’on y arrive pas.
     
    Peut-être simplement parce qu’on ne sait pas comment s’y prendre? Comment accepter son corps? Comment s’aimer? Comment être soi-même? J’avoue, ce filme m’a beaucoup touché, peut-être parce que j’étais déjà sensible à ce sujet et je me suis posé beaucoup de questions ensuite. J’ai pas mal discuté et réfléchi et je pense qu’une manière de s’aimer, accepter son corps est de se prendre du temps avec soi-même. Se fixer un rendez-vous, au calme et se poser des questions comme “Comment vas-tu, aujourd’hui?” ou “De quoi as-tu peur?”. Affronter ses peurs, embrasser son enfant intérieur, le rassurer et ... faire la paix avec soi-même. Être conscient de tous ce que ce corps fait, inlassablement, 24h sur 24h, 365 jours par an, sans (trop) râler. Avoir un moment de gratitude envers sa peau qui est une pure merveille de la nature.
     
    Et, pourquoi pas, prendre une douche de beauté. Moi je fais ça comme ça: je m’assis confortablement dans la baignoire sous le jet de la douche. Je ferme les yeux et me détends, puis je m’imagine l’eau comme des goûtes de soleil liquide, ou des perles d’un arc-en-ciel, ou simplement l’eau pur et bleu d’un lac de montagne, ou plein des diamants scintillants et doux qui embaument mon corps, ou l’eau de mer chaude d’une lagune turquoise... juste ce qui me passe à travers la tête, qui me fait du bien et qui m’enveloppe d’une couche de beauté, doux et chaud. Cela me fait vraiment du bien. J’espère à vous aussi :-)
     
  • 2018-01-12T13:42:35.061-08:00

    La beauté, un bien de consommation? - idée de beauté intérieure # 4

    Est-ce qu’il peut y avoir trop de beauté? Est-ce que le fait de s’entourer de beauté rend insensible? Est-ce qu’il faudra réapprendre la vraie valeur de la beauté? Quitte à faire des cures de laideur comme on fait un jeûne pour réapprendre le goût sublime d’une tomate de jardin, gorgée de soleil?

    En tant que photographe je constate que nous sommes submergés d’images. Tout le monde prends des photos à tout moment. J’étais dans un monastère ouvert au public. Tout le monde prenait des photos comme s’il y avait urgence. Personne regardait, personne prenait le temps de s’imprégner, de laisser agir le lieu, les gens consommait la beauté de ce monastère pour courir voir les prochaines merveilles.
     
    Et si on ralentissait? Il y a bien un mouvement Slow Food pour réapprendre le goût (entre autres). Exerçons-nous donc aussi à la Slow Beauty et laissons nous submerger par la beauté. Prenons le temps de contempler. Arrêtons de courir, slow is beautiful. Pourquoi pas là, tout de suite, faire une petite pause de beauté?
     
    Il m’arrive, quand je mange par exemple une tartine pour le petit-déjeuner, de penser aux champs de blé, au soleil et à la pluie, à la terre, le vent, les insectes, les oiseaux dans le ciel et les nuits étoiles au-dessus de mon champs. Aux mains du paysan qui a conduit le tracteur pour semer et pour recolter, aux moulin et à la boulangère qui a petri la pâte, aux feu de bois du four. Et je trouve tout à coup une beauté dans ma tartine qui me nourrit corps et âme. La beauté se consomme pas trop mal, finalement.
     
  • 2018-01-12T13:40:10.755-08:00

    De l’importance de la beauté - idée de beauté intérieure # 3

    Pourquoi insiste-je tellement que la beauté compte (#beautymatters)? Pourquoi est-il si important de trouver la beauté dans sa vie, de la contempler mais aussi de se sentir belle?

    Parce que, comme une amie me disait récemment lors d’une discussion: “Mais putain, la beauté peut sauver une vie!”. Parce que la beauté a le pouvoir de changer le monde. Chacun de nous a ce pouvoir. Tout simplement en changeant ma propre vie, en y intégrant consciemment la beauté je change le monde.
     
    La beauté nous fait du bien, elle est un contre-pouvoir à la laideur, aux horreurs dont les médias et les réseaux sociaux nous abreuvent tous les jours. La beauté, à travers l’harmonie, élève l’âme (et même l’esprit), elle nous rend la paix. Se sentir belle nous donne des ailes.
     
    Je pense qu’il faut commencer par soi-même. On a beau s’entourer de beauté, de s’inspirer, de rendre grâce, si on ne se sent pas belle soi-même on met comme un voile sur ces capacités. Rayonner, avoir cette lumière intérieure vient du fait d’être en paix avec soi-même, de s’accepter tel qu’on est, de s’aimer, entièrement. Et quand on est bien dans sa peau on a accès à une source d’énérgie incroyable. Cette lumière intérieure qui s’allume permet de voir mieux qui on est, ce qu’on veut dans la vie et dans quel direction on souhaite aller. On devient belle par l’intérieur. 
     
    C’est pour ça, que la beauté compte. Et, petit plus, une bougie ne perd en rien en allumant une autre :-) ...
     

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